Du 30 septembre au 2 octobre 2026, SOS Prisonniers Gabon a pris part au séminaire consacré au renforcement du Mécanisme national de mise en œuvre, d’établissement des rapports et de suivi des recommandations relatives aux droits de l’homme, organisé à Libreville.

Pendant trois jours, les participants ont alterné sessions d’information, échanges et travaux pratiques autour du suivi des engagements internationaux du Gabon en matière de droits humains.

La première journée a notamment été consacrée au suivi de la 84ᵉ session du Comité des Nations Unies contre la torture (CAT), à travers le visionnage des travaux du Comité et les échanges autour des recommandations adressées au Gabon.

La deuxième journée a été consacrée aux travaux de groupe en ateliers. Les participants ont travaillé sur différentes recommandations adressées au Gabon, avec pour objectif de réfléchir à leur traduction en actions concrètes, responsables, partenaires, indicateurs et échéances.

Les échanges ont notamment porté sur différentes priorités stratégiques telles que le renforcement de la protection des groupes vulnérables contre les violences, l’exploitation et les pratiques préjudiciables, ou encore l’adoption de la loi portant mise en place de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et le mécanisme national de la prévention contre la torture.

La troisième journée a quant à elle, a été consacrée à l’importance des données statistiques dans le suivi des droits de l’homme et des Objectifs de développement durable (ODD).

Le Directeur Général de la Statistique a présenté les enjeux liés à la collecte, à la production et à l’utilisation des données statistiques dans le suivi des ODD et des droits humains.

La journée s’est également poursuivie avec une présentation de la Directrice de la Promotion des Droits de l’Homme consacrée à l’état des lieux de l’utilisation de la BDNSR/NRTD dans le cadre du mécanisme national de suivi des recommandations relatives aux droits de l’homme.

Pour SOS Prisonniers Gabon, cette participation constitue une occasion de renforcer ses connaissances et ses capacités en matière de suivi des recommandations internationales, de collecte et d’utilisation des données relatives aux droits humains et de contribution de la société civile aux mécanismes nationaux de suivi.

Le suivi des recommandations internationales ne constitue pas une étape uniquement institutionnelle, il implique également la société civile, qui a un rôle essentiel à jouer dans l’observation de leur mise en œuvre, la documentation des réalités de terrain et la contribution au dialogue sur les droits humains.

SOS PRISONNIERS GABON, C’EST ENFIN NOTRE ESSOR VERS L’INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE

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